Couverture de bonheur qui ruisselle sur nos joues. Ses mailles distendues par les évenements. Nos pupilles débordantes. De cette heureusité precoce à la saveur douceureuse sur nos papilles. Savez pas comment la prendre. Nous non plus. Ca nous remue, renverse notre gigantesque bordel. Ces ondes qui nous transpercent, l'tressaillement de notre coeur. Notre calfeutrement derrière nos paupières closes pour voir au-delà. Jaillissement de notre hurlement du plus profond de nos entrailles. Notre flot de pensées qui nous retranche dans notre beatitude. Ephémère compréhension. Eternel etourdissement. Nos doigts qui ripent sur ces cordes, tendues par l'absence de temps de ta voix rauque qui nous enveloppe. La proue de notre insouscience qui brise la deferlande de cette vacuité. Le sussurement de ton être dans l'oreille. Nos doigts croisés contre nos joues rougies par ce putain d'espoir. Le rayonnement du soleil qui nous engonce mille et un projets sur toutes les couches de notre nous-même. Quand ils t'auront évicérée, on s'pendra avec tes tripes. De l'expiration de notre respiration dont on ecorchait la buée des formes absurdes de notre vie. Qu'on allait bien, qu'on savait pas pourquoi, qu'on avait les cheveux dans le visage d'être interminablement secoués par ces rafalles d'extase. La marée haute de nos sourires qui innondaient notre existence. Nos sourires et l'immaculée blancheur de nos canines, l'ivoire de notre hargne. Saltimbanque oscillant sur un bout de fil [dentaire] trop fin, se fissurant, près à rompre. Volant ces lèvres sur nos joues. Ce qu'on petri de nos mains sans fin, sans mot, sans forme. Une overdose de rien qui était notre tout.

# Enviado el miércoles 23 de mayo de 2007 13:09

Modificado el jueves 24 de mayo de 2007 13:00

Putain de musique. Putain de joie submergante dans ses oreilles. Putain de voix. Putain de frisson sur son echine. Putain de mots sussurés à son oreille. Putain de souvenirs plein la tête. Putain d'extase quasi ininterrompue. Putain d'instants fantasmagoriques. Putain de cadence de son existence. Putain de course effrénée. Putain de poumons en feu d'avoir trop respirés. Putain de regard plein d'étincelle. Putain d'abandon dans ses rêves. Putain de coup de poignet pour se visser un immense sourire sur la gueule. Putain de visage des étoiles. Putain de démarche enjouée. Putain de vie qui file à toute allure. Putain de vent qui siffle dans les oreilles. Putain de cheveux dans la brise. Putain d'ivresse. Putain de voyage hors de tout. Putain de combat à s'écorcher la gueule de trop y croire. Putain d'inconscience qui nous convulse. Putain d'images defilant devant nos pupilles. Putain de paupières closes ouvertes sur notre âme. Putain de chute apocalyptique grisante. Putain de resonance de nos êtres unis. Putain de chaleur dégagée par nos corps embrasés. Putain de vacuité qu'on martèle à coups d'utopie. Putain de transcendance salvatrice. Putain de mots écorchés alignés sur ces arbres morts. Putain de croyances décharnées. Putain d'espoir dans les tripes. Putain de hauteur vertigineuse. Putain de vagabondage partout et nul part. Putain d'echo de nos points d'interrogation dans notre tête. Putain de brouillard. Putain de gorge asséchée d'avoir craché trop d'idéaux à la gueule du monde. Putain d'artistes refoulés. Putain d'effondrement euphorisant. Putain de montée d'adrénaline. Putain d'immersion absolue dans l'extase par vagues successives. Putain de saltimbanque tissant son tourbillon. Putain de boule de conscience qui nous prend à la gorge. Putain d'accords de violoncelles larmoyants. Putain de boucle bouclée. Putain de peau qui brule contre la sienne. Putain de noyade dans nos larmes. Putain de desillusion ré-illusionnée. Putain d'assemblage de lettres qui nous traversent et nous soulevent. Putain de choix sans avenir. Putain de nous cabossés d'avoir foncé constamment dans le mur. Putain de vibrations sous notre peau. Putain d'impact de l'imaginaire sur notre réalité. Putain de claque en pleine face. Putain de pluie ruisselante inondant notre enveloppe charnelle. Putain de tonnerre au dessus de nos têtes. Putain de vide omnipresent. Putain de plenitude trop elevée pour battre des ailes assez fort. Putain. Putain de vie.

# Enviado el jueves 17 de mayo de 2007 06:39

Modificado el jueves 17 de mayo de 2007 10:45

De ces jeux qu'on s'inventait. De grands sourires vissés sur la gueule. Les yeux pleins d'etincelle. Du chemin qu'on a débroussaillé ensemble, pas à pas. De ce qu'on a toujours gagné sans jamais rien perdre. De ces lettres qu'on assemblait, qu'on se murmurait et qu'on s'appropriait. De cette quête d'accords envoutants, de la transe de nos êtres. De l'innatendu qu'on cultivait, foncant tête baissée dans le mur. De ces bribes de souvenirs plein la tête. De cette chaleur autour de nous, la notre. De cette putain d'ivresse qu'on ateignait, l'une entrainant l'autre. De nos rêves partagés d'une plenitude future. On y croyait, courant après nos rêves pour ne pas les perdre de vue. De nos eclats de rire devant les babioles de notre existence. De ces épais volutes de fumée qui nous enveloppaient, protégaient nos idéaux. De la bulle qu'on s'était créé. Peut être pour se mettre à l'abri. A l'abri du monde ou de nous même. De cette étreinte qu'on cherchait toutes les deux, se bercant d'illusions et d'espoir. De l'extrapolation de nos sentiments pour leur donner un sens. De ces souvenirs qui nous servaient de couverture, distendues par l'écoulement du temps. De nos putains de pulsions. De ce qu'on partageait sans mettre de mots dessus. Pasce qu'il n'y en avait pas et qu'on en voulait pas. De nos trebuchements. Nos chutes qui entrainaient l'autre le nez dans la poussière. De nos coeurs qui tembourinaient dans nos poitrines, soudainement trop à l'étroit. De l'assonance de nos êtres. De ce qu'on s'arrachait la gueule du vide qu'on batissait. De nos têtes qui finissaient par tourner et nos yeux par briller. De ce qu'on écrivait dans le vide. On pietinait le monde sans jamais en venir à bout. Et c'était bon. De la putain d'extase enfermée sous notre peau et qui decoulait de nos pores sur le papier. De ces photos qu'on arrachait à notre univers, pas pour immortaliser le present, seulement pour le faire renaitre dans l'étoile de nos pupilles. Des risques qu'on prenait et des vagues successives d'invicibilité vulnérable qu'on en tirait. Peut être qu'on était trop fragiles pour le monde et qu'on finirait par se briser. Peut être que notre seul échapatoire à la vacuité de leurs vies était notre immaginaire. De ces aventures qu'on s'inventait, le regard perdu, voilé, ouvert sur notre interieur. De tes cheveux bouclés qui bouclaient la boucle qu'on achevait. De ta putain de beauté interieure qui dégoulinait sur tes joues, ton nombril et tes lèvres. De ce que je t'admirais. De ce que j'aimais cette absence de temps à tes côtés. De ce que j'ai appris dans ton sillage. De toutes ces choses que l'on a decouverte ensemble et qui ne nous quitterons plus. De cette amitié qui n'en était pas une. C'était plus. Plus tout. transcendant, emerveillant, euphorisant, extasant, apocalyptique.

# Enviado el domingo 13 de mayo de 2007 12:12

Modificado el jueves 17 de mayo de 2007 04:34

Elle est en chute libre. Les cheveux dans la gueule, le vent dans le visage et les yeux qui lui piquent. Elle plonge dans le vide, devant ces falaises de decrepitude humaine. Tout ce qui lui echappe. Un putain d'immense sourire vissé sur la gueule. La vitesse qui brouille son esprit. Cette chaleur autour d'elle. Trois accords dans ses oreilles, quelques rayons de soleil qui font cligner ses paupières, son* ombre et cette boule de bonheur qui explose, se repend, dégouline dans son être. Ses mains en étoile pour mieux attraper ses rêves. Son coeur qui tembourine dans sa poitrine. Sa respiration saccadée. L'ivresse de sa chute. L'ivresse du bordel. L'ivresse de l'inconnu. Ses ideaux qui se brisent sur les rochers. Son utopie qui ralentit sa perte. Ce gigentesque plongon dans l'infini. Des guenilles de vagabond. Les paroles d'un troubadour. L'echo de sa voix dans son être. Bruler au brasier des premières fois. Cette transcendance trop vite acquise. Le pas de trop pour eux, le premier pour nous. Putain de rêve.

# Enviado el miércoles 09 de mayo de 2007 14:29

Modificado el lunes 14 de mayo de 2007 13:42

Z'êtes que des toquées droguées à l'heureusité precoce


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Yavait cet espoir qui nous dechirait le ventre. Ces mots qu'on se murmurait, une ebauche de sourire au coin des levres. Yavait cette musique envoutante qui nous f'sait entrer en transe. Ce trop plein de pensées et cette absence de raison. Des heures de vagabondage. Yavait cette beatitude devant le monde ambiant. Ce rêve de notre plenitude future devant les bas-fonds de leur vacuité. On s'arrachait les tripes de trop y croire. Croire que tout était possible. Croire que nos doigts s'assembleraient. Yavait ces heures perdues à s'arracher des mots vides de sens. Nos pas qui allongeaient la trace de notre histoire. On était submergés par nos actes. Yavait cette unique destination qu'on nommait la transcendance. Cette vague de sentiments qui nous engloutissait et nous noyait. On voulait être artistes, que la volupté decoule de nos pores. Yavait ces gorges dessechées d'avoir trop brisé l'air d'éclats de rire. Le silence ecrasant de nos maux. Yavait ces trebuchements qui nous f'saient relever de plus belle dans l'angoisse de l'ultime chute. Cette insipidité, déjà si presente dans leur existence et qui menacait de gagner la notre. On déchirait nos cauchemards d'idéaux. Ideaux qui se brisaient pour donner un sens nouveau à nos rêves. Yavait ces nuits qu'on passait à faire briller nos yeux et tourner notre tête. Pour oublier. Oublier qu'on était trop utopiques. Oublier qu'il était innaccessible. Oublier qu'on brulait encore. Yavait cette heureusité precoce débordante qui effacait tout le reste. Ces poumons qui se gonflaient de renouveau, même si notre air, c'était lui. "Ecrire, c'est ranger le vrac de notre vie". Yavait ces ratures dans nos textes et ces points d'interrogation dans notre esprit. Ces questions dont on ne voulait la reponse mais qui nous torturaient continuellement. Pourquoi nous a-t-il laissé partir?! Pourquoi est-on seuls alors qu'on voudrait une etreinte?! Pourquoi on peut pas blaire ceux qu'on nous imposent?! Pourquoi nos troubadours finissent-ils toujours à des années lumières?! Yavait cette abondance en tout qui nous faisait crever de faim. Cette culpabilité vite repoussée qui nous déchirait la conscience. Cette cause vouée à l'echec pour laquelle on se battait toujours. Ces bribes de rien perdues. Cette ivresse dans laquelle on s'immergait. Ces photos où luisaient notre regard et dans lequelles on aurait voulu disparaitre. Parce qu'ici n'était pas fait pour nous mais qu'on était fait pour rien.
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# Enviado el miércoles 02 de mayo de 2007 13:04

Modificado el jueves 03 de mayo de 2007 12:32